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samedi 10 mai 2008, par

The scholarships are depressed global banking sector since the drink in the wake of the subprime America. In this sea of gloom, french institutions appear to be more affected than their competitors American, British or German.
Les valeurs bancaires sont plus que jamais en difficulté. Que ce soit sur les marchés européens ou américains. « Et le pire est qu’elles n’ont vraisemblablement pas encore touché le fond », souligne pour L’Expansion.com Jean-François Virolle, chef économiste chez Global Equities.
« Le problème pour les banques est là : elles vont devoir se recapitaliser et donc payer le prix du risque, analyse pour L’Expansion.com Patrice Gautry, chef économiste à l’Union bancaire privée (UBP). Or, les banques centrales n’ont pas vocation à les aider à se refinancer à moindre prix. Elles ont déjà abaissé les taux et injecté des liquidités. Ceci dit, il n’y a tout de même pas péril en la demeure, car ces grands établissements financiers ont amassé des profits colossaux sur les deux-trois dernières années ; ils ont donc de quoi absorber quelques pans négatifs de leur activité (ndlr le subprime) ». La FED a d’ailleurs évalué à 100 voire 150 milliards de dollars l’impact pour les banques des fameux prêts immobiliers à risques. Ce qui demeure somme toute limité au regard des 1200 milliards de fonds propres du Top 20 mondial.
Ailleurs, on se montre toutefois moins optimiste. « Les banques essaient de gagner du temps. Incapables d’évaluer à ce jour la valeur exacte de leurs actifs, elles sont engagées dans une fuite en avant perpétuelle, note Jean-François Virolle de Global Equities. On va donc assister à une avalanche de provisions successives, perlées au cours des trimestres à venir. Maintenant, comment vont-elles se financer ? On ne sait pas. Surtout qu’elles ne se prêtent pas entre elles, car elles n’ont pas confiance. Ce que l’on sait en revanche, c’est qu’elles souffriront rapidement, dès l’année prochaine, d’une contraction de leur activité globale ».
Il n’empêche que les établissements français devraient être un peu plus épargnés que certains de leurs concurrents mondiaux (Merrill Lynch, UBS, Citigroup notamment) car moins exposés au subprime américain. Plus portés sur les dérivés que les obligations contrairement à leurs rivaux, les "champions" hexagonaux ont forcément été moins affectés par des crédits immobiliers titrisés massivement, c’est-à-dire transformés en obligations. Les investisseurs pourraient être rapidement fixés sur ce point puisque la semaine prochaine sera celle d’une rafale de résultats trimestriels : Société Générale mercredi, BNP-Paribas jeudi, puis quelques jours plus tard, Crédit Agricole et Dexia.